LA COLÈRE

Définition

En psychologie, la colère est considérée comme une émotion secondaire, liée à une blessure physique ou psychique, un manque, une frustration.

Elle se caractérise généralement par une réaction vive entraînant des manifestations physiques ou psychologiques de la part de la personne concernée, celle-ci pouvant cependant être contenue, voire dissimulée.

Les raisons de la colère

Vous vous êtes certainement déjà mis en colère.
Aussi connaissez-vous ce sentiment de tension accumulée qui précède la crise, puis l’explosion d’énergie incon­trôlée, mais spécifique, de cet état d’esprit.
Les explosions de fureur ne se produisent pas par hasard : la colère se manifeste toujours lorsque vous n’atteignez pas votre objectif ou que vous êtes blessé dans votre amour-propre. Réaction d’hostilité, la colère est dirigée contre une cause précise.

Elle se déroule en deux phases : une réaction émotionnelle qui ne dure que quelques secondes, puis une tension sous-jacente qui persiste et pendant laquelle un nouvel accès de colère peut se remanifester à tout moment. La colère est ressentie dans des situations de tension et de malaise, mais la libération volcanique de l’agressivité amène soulagement, voire jubilation.

La colère: bonne ou mauvaise?

La colère est une émotion et, comme toutes les émotions, elle est utile, ni bonne ni mauvaise en soi.
La colère est-elle mauvaise conseillère ?
L’étude du cerveau et des comportements montre qu’il serait bon de la laisser s’exprimer plus souvent.

Caprices d’enfants ou véritable colère ?

Un jouet qu’on ne peut pas avoir. Un bonbon qu’on n’est pas autorisé à manger. Un copain qui nous traite de bébé. Quand on est petit, tout semble prétexte à colère. À caprice disent certains parents.
On n’est pas content et on n’hésite pas à le faire savoir. On crie. On pleure. On se roule par terre.

Face à de tels comportements, les parents sont parfois désemparés. Ou se mettent eux-mêmes en colère parce qu’ils pensent que leurs enfants agissent ainsi dans le but de les manipuler. Pourtant, les scientifiques l’affirment, ce n’est absolument pas le cas. Jusqu’à l’âge de 5 ou 6 ans, l’enfant est le jouet de véritables tempêtes émotionnelles qu’il est physiologiquement incapable de maîtriser. Car son cortex préfrontal, notamment, celui qui contrôle nos impulsions et nos émotions, manque tout simplement cruellement de maturité. Il est incapable de prendre du recul pour se calmer.

La colère procède de multiples sentiments. Lorsqu’elle porte sur la possession d’un bien, elle est suscitée par l’envie. Avivée par les avantages ­d’autrui, elle est jalousie. Associée à un sentiment d’honneur bafoué, elle provoque un désir de vengeance. Quand la colère est associée à la fureur, et qu’elle est longtemps dirigée contre une cible précise, elle devient haine. Enfin, la colère est plus qu’une réaction instinctive quand elle s’accompagne de raisonnements et de justifications : la « rage de l’opprimé » se transforme en « colère du juste ».

Les trois échelons de la colère

La colère se traduit par trois grands types de manifestations physiologiques. D’abord des modifications corporelles typiques comme l’augmentation de la pression artérielle et du tonus musculaire. Puis l’apparition d’expressions faciales caractéristiques. Enfin une extériorisation verbale de l’émotion, parfois associée à des préparatifs d’agression. Tout être humain présente de telles attitudes spécifiques de la colère et de la fureur, et on pense donc que celles-ci ont un support génétique indépendant de la culture.

La colère, péché capital ?

Au regard de toutes ces considérations, la question de maintenir la colère dans la liste des péchés capitaux semble pouvoir légitimement se poser. D’un point de vue scientifique en tout cas, la colère ne doit pas être refrénée. Elle ne doit pas pour autant non plus exploser à tout va.

Les progrès de la recherche ont montré que la colère met en jeu des réactions neuronales organisées selon plusieurs niveaux d’émotion et de raisonnement. La vision du Moyen Âge et de l’Antiquité, où les philosophes attribuaient la colère à un taux de bile excessif (le mot grec cholé signifie bile) dans le sang, est biologiquement dépassée !

Car, comme Bouddha semblait le penser : « S’accrocher à la rage, c’est comme attraper un charbon ardent dans l’intention de le jeter sur quelqu’un : c’est vous qui vous brûlez. » Pas étonnant de fait, qu’au-delà de la liste des péchés capitaux, l’on retrouve la colère parmi les « trois poisons » du bouddhisme qu’il faut éviter au maximum au cours de sa vie !

source WikipédiaFutura
Cerveau et Psycho

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